Alors que le marché de l’horlogerie Suisse fait face à une concurrence de plus en plus rude, certaines maisons horlogères sont prêtes à tout pour se démarquer, au point parfois d’en faire souffrir leur notoriété. Chez Tissot, c’est loin d’être le cas. Afin de prouver son talent et sa précision, la maison s’est lancé dans un partenariat avec les plus grandes compétitions sportives.

L’horlogerie suisse en péril

Élargissement de la gamme de produits, montres personnalisables, offres fantaisies pour attirer de nouveaux clients moins fortunés… Décidément, les maisons horlogères sont parfois prêtes à tout afin de battre la rude concurrence qui s’installe, au point, parfois, de faire souffrir leur notoriété.

En effet, avec la prolifération de ce qu’on appelle les montres tendance – des montres de bonne qualité aux prix cassés -, les grandes maisons horlogères de tradition ont du mal à garder leur place d’exception sur le marché. Pour cela, il leur faut faire preuve d’ingéniosité pour trouver la solution qui les aidera à remonter la pente sans pour autant baisser en qualité et en réputation.

Tissot, partenaire du Tour de France

Chez les montres suisses Tissot, pas de problème à ce niveau là. La maison horlogère fondée en 1853 s’est lancée dans un challenge, et pas des moindres : partenaire du Tour de France, c’est elle qui était responsable cette année du chronométrage de la célèbre course cycliste.

Installés dans une cabine de 9m² au-dessus de la ligne d’arrivée, les trois techniciens de Tissot Swiss Timing scrutent leurs écrans où s’affichent le temps des sportifs, aux côtés de deux juges de l’Union Cycliste Internationale (UCI), qui valident les résultats à l’aide de chronomètres à l’ancienne activés manuellement, par sécurité.

Sur le parcours, cinq techniciens supplémentaires viennent renforcer l’équipe d’experts. Cela se comprend, car la responsabilité des scores des 200 sportifs engagés dans la course repose sur leurs épaules. Des informations chronométriques transmises en direct dans pas moins de 190 pays, diffusées par une centaine de chaînes de télévision.

Qu’ont-ils à y gagner ?

Attention, ne vous méprenez pas. La maison horlogère s’est lancé dans cette aventure à ses propres frais. Elle n’est effectivement pas sponsor, mais bien partenaire de la compétition. Elle n’est donc pas payée pour son travail, mais a plutôt dû investir plusieurs millions d’euros afin de relever ce défi. Un investissement qui, elle espère, jouera sur sa notoriété et lui aidera à conserver sa place de choix sur le marché de l’horlogerie.

Et ce n’est pas le premier investissement de ce genre dans lequel la maison s’aventure. Chronométreur officiel de la National Basketball Association (NBA) depuis 2015, soit le plus important partenariat sportif de l’histoire en son temps, mais également de la moto GP, Tissot cherche vraiment à mettre son talent et son expertise au service du sport dans le monde. Une passion, ça se partage, n’est-ce pas ?